Mardi 9 mai 2006
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Un peu de prose pour changer de la grisaille de l'époque...
Aujourd’hui il pleut, comme le jour de notre rencontre… En regardant luire le sol et les arbres sous cette ondée de Printemps, je ne peux m’empêcher de penser à toi, ma Louve… Ce jour me revient comme le plus clair de mes rêves, comme le plus beau de mes souvenir…
Tu te tenais, là, fière et noble comme une déesse de l’ancien temps, intemporelle et immortelle dans ta grandeur et ta beauté. Tes yeux fixaient le lointain comme à la recherche de l’âme de Monde. Gaïa elle-même, semblait t’admirer comme la plus belle de toutes les créatures qui ont foulé son corps céleste...
Ô toi, belle entre les belles, toi l’esprit libre et sauvage, dont le cœur ne s’est soumit à rien ni personne ; tu as envoûté mes sens, fait prisonnier mon âme de tes yeux sombres, brillants de force et de pureté. Je serai à jamais l’esclave de ton âme, de tes envies, de ta beauté, moi le pauvre hère, qui ne peut espérer pouvoir t’atteindre.
Mais mon malheur est oublié car ton image reste au fond de mon cœur, imprimée au fond de ma chaire. Ton corps langoureux et magnifique m’a occulté le regard : je ne vois plus que toi…
Ô, ma Louve, je t’en supplie, écoute mon cri, toi qui est si loin et pourtant si proche, entends mon hurlement de souffrance qui part te dire ces simples mots : je t’aime !
Déjà la musique de nos frères s’élève et se joint à ma douleur, m’accompagnant mais ne pouvant me guérir. Je suis comme Ulysse, perdu dans l’océan de mes sentiments, je cherche à rejoindre le port de ton cœur et m’y blottir, ne plus en partir, ne plus le quitter…
Aujourd’hui, il pleut au dehors et sur mon être. Tu es partie…
Seul, rude et solitaire, j’avance dans la forêt de mes songes et de mes tourments ; épaisse, noire et brumeuse. Ta lumière ne me guide plus, je suis égaré, désespéré…
Mes frères, mon clan, mes amis me parlent et me consolent, mais leur voies n’atteignent pas mes oreilles. Tu es partie avec mon âme, prisonnière de tes yeux sombre et brillant, je suis mort… Seul ton retour pourra me réssusciter…
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